Level Up !

Imaginez le tableau : vous combattant contre des hordes de monstres pour engranger de l’expérience et devenir le combattant le plus reconnu de tout le Monde des Douze. A mesure que les ennemis tombent sous vos coups, vous sentez vos forces augmenter, jusqu’à atteindre un nouveau palier dans votre quête de la puissance totale. Seulement, voilà… Comment peut-on qualifier ces dites marches de votre progression ? L’expérience, le niveau, les dégâts ne sont finalement que des chiffres que le rôliste ne peut exploiter de manière brute, sans en affiner légèrement les contours pour le rendre cohérent avec une situation plausible. Il convient alors de se demander quelle réalité ces données chiffrées peuvent traduire sur notre personnage, et c’est ce que nous nous proposons d’observer dans cet article. Attardons-nous sur la gestion de ce niveau !

lvlup

Une question de cercle

Face à ces données correspondant purement à du gameplay, une « traduction » toute faite du niveau à tôt fait de voir le jour, et beaucoup le connaissent donc sous le nom du « cercle de puissance », ou tout simplement « cercle ». Si cette option apporte son petit lot d’avantages, comme sa simplicité d’application comme de compréhension, ou encore sa capacité à renommer un concept simple via un substitut beaucoup plus badass, elle traite toujours le niveau comme un nombre étiqueté à un personnage, et c’est en fait cet aspect quantitatif qui peut poser problème.

En utilisant cette approche, on considère le niveau comme on pourrait considérer l’âge, la taille ou le niveau d’étude, c’est-à-dire quelque chose que l’on peut calculer ou évaluer selon différents critères, et qui, dans le cas du Monde des Douze, compterait pas moins de 200 échelons ! Il faudrait alors déterminer quelles sont les conditions de franchissement d’un nouvel échelon, et là encore, si le gameplay répondra rapidement par les points d’expérience, il est difficile pour le rôliste de se satisfaire d’un nouveau paramètre chiffré… Surtout lorsque celui-ci dépend lui-même d’autres caractéristiques, telles que la sagesse, et bien moins de la compétence au combat ou de la connaissance du Monde des Douze, surtout lorsque l’on a fait son apprentissage à Frigost, en regardant un combattant expérimenté décimer les boufmouths ou les kaniglous tout en se faisant les ongles et en râlant sur le manque de rapidité de notre accompagnateur.

Qualité plutôt que quantité

Tous ces chiffres, tous ces nombres, c’est bien beau, mais ils créent finalement plus de questions qu’ils n’en résolvent. Fort heureusement, d’autres possibilités sont offertes au joueur désirant à tout prix traduire ce niveau à son entourage. Avec l’apparition des succès par exemple, nous avons toute une catégorie de qualificatifs allant du débutant au vétéran en passant par l’espoir, le cadet ou le minime, qui permettent de situer le personnage par tranche de vingt niveaux. Si ces notions ne donnent pas une notion précise du niveau réel, elles constituent en tout cas une bonne approche pour l’estimer.

Un autre sujet à évoquer concerne les sorts. En effet, ceux-ci se débloque au fur et à mesure que les niveaux se franchissent, et peuvent donc constituer un repère utile pour qui voudra parler de son niveau. Du sadida sachant empoisonner les vents mais incapable de concevoir une poupée gonflable fonctionnelle, on comprendra qu’il se situe entre les niveaux 48 et 53 par exemple. Naturellement, ce point de vue demande une certaine connaissance des sorts des classes, et suppose également qu’ils soient tous appris dans le même ordre par tous les disciples d’un même culte… Alors que finalement, il y a des options bien plus simples !

Ne pas vouloir tout traduire

La réelle question à savoir finalement est la suivante : d’un point de vue rôliste, à quoi sert le niveau ? Pour le joueur, il est synonyme de sorts débloqués, d’équipement rénové, de nouveaux monstres terrassées, mais ces trois idées ont-elles vraiment besoin d’être quantifiées par ce niveau, ce cercle de puissance ? En reprenant l’exemple du sadida précédemment évoqué, on se rend compte qu’en plus de discuter de la maîtrise de ses sortilèges, l’apport du niveau s’avérerait quasiment nul, et il en serait ainsi pour l’aventurier ayant rénové sa garde-robe pour aller se frotter au glourséleste, après avoir durement bataillé pour venir à bout du Kolosso. Vous n’avez pas le niveau requis pour une quête ? C’est parce que votre interlocuteur ne vous pense pas assez expérimenté, vous toisant du regard lorsque vous lui demandez un travail à effectuer.

Finalement, la traduction du niveau se révèle presque inutile, et il en sera de même pour de nombreuses autres données du jeu, à l’apport gameplay primordial, mais à l’intérêt rôliste plus que limité. L’important pour tout bon rôliste est de faire la part des choses entre ce qu’il désire exprimer et leur réelle utilité.

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